Chant de la Fac

Chants

Les chants de guindaille estudiantins occupent encore une place très importante dans notre folklore et sont gardés vivants hauts et forts par le C.B. et les baptisés, tout au long de l’année. Notre chansonnier, très complet, est une mine d’or pour les amoureux des traditions.

Mais le principal chant qui importe aux yeux des étudiants et des diplômés, c’est le Chant de la Fac, cher à tous, et qui résonne souvent à Gembloux et dans nos souvenirs. Ci-dessous deux extraits audio du chant de la fac une version courte “rapide” (disque vinyle, Chorale des étudiants, 1985, anniversaires des 65 ans de l’A.G. et des 125 ans de la Fac) et une version instrumentale “lente”, valable pour tous les couplets.

Chant de la Fac

par Chorale des étudiants | 1985

Chant de la Fac – Paroles

Allons, amis, il faut plier bagage,
Laisser ici professeurs et bouquins,
La liberté, ce fût notre apanage,
Célébrons-la en de joyeux refrains.
Célébrons-la et que demain encore,
Retentissent les refrains les plus doux,
Puisque demain, au lever de l’aurore,
Il faut quitter ces vieux murs de Gembloux.

GENIE RURAL
Nous sortons tous très forts en mécanique,
Grâce aux cours que Balligand pose en nous,
Sur la chaleur et la pompe hydraulique,
Nul ne saurait s’en prévaloir sur nous.
Et nous donnons des cours gratis aux dames,
Pour leur montrer les vis et les écrous,
Nous pomperons pour montrer à ces dames,
Comme il fait bon de pomper à Gembloux.

EAUX ET FORETS
On voit aussi de la sylviculture,
Grâce aux leçons du savant Saint-Esprit,
Je vous assure que ce genre de culture,
Mes chers amis nous remplit tous d’ennui
Mais quand au bois on rencontre une fillette,
C’est pour parler de l’oeillet, du bouton
Il fait si bon causer sur l’herbette,
Même à Gembloux, même à Gembloux c’est bon.

CHIMIE
Et en chimie, on nous apprend que la femme
Ressent pour l’homme beaucoup d’affinités,
Par le frottement, il engendre la flamme,
Et l’enfant naît, c’est le précipité.
D’où Pierre-Henry nous tire la formule,
Deux culs baissés = bébé, c’est tout.
Si vous voulez éviter la pillule,
Adressez-vous aux chimistes de Gembloux.

TEMPERES
Des p’tites fermières, il faut priser le charme,
Antoine l’a dit, tout l’avenir est là,
Il faut savoir entretenir ses armes,
Afin d’entrer dans l’ paradis d’Allah
Pour assurer l’avenir de notre race,
D’accortes commères peuvent seules nous seconder,
L’économie que jamais rien ne lasse,
Dressera le compte de nos félicités.

TROPICAUX
La vieille force, d’après l’prof de culture,
Doit résulter d’un emploi judicieux,
De ses réserves données par la nature,
Dispensatrice de biens délicieux
De la banane, cette culture féconde,
Entretenons le culte avec ardeur,
Si nous voulons faire culture dans le monde,
Et obtenir un rendement de faveur.

HORTICOLES
L’horticulture, c’est là où l’on s’amuse,
Légumes, fruits, fleurs, la nature nous cajole,
Y’a plein de plaisirs et plein d’idées profuses,
Toutes ces bonnes choses, ça vient des horticoles
Nos fruits procurent confitures et bitures,
Les coeurs s’enflamment au feu de nos bouquets,
Serres et vergers sont nos palais d’verdure,
Bitures, boutures, nos dignes activités.

CANDI
Et en candi, on nous apprend les bases,
Qui permettront de devenir ingénieux,
Si la guindaille n’est pas mise au programme,
C’est sûr le cours que l’on aime le mieux
Nous sommes considérés comme des profanes,
Par les bourgeois, les anciens, les plus vieux,
Mais il faut dire que de nos voix émanent,
Les chants les plus virils, les plus joyeux.

TOUS
Ô Sigebert, vénérable macrobite,
Tu ne connus toutes nos tribulations,
Tu fus exempt d’un tas d’appendicites,
Et c’est ma foi, une consolation.
T’as préféré garder tes avantages,
Du dieu Eros, t’as bravé le courroux,
T’as fait l’malin, t’as voulu rester sage,
T’as pas connu les voluptés d’Gembloux.